Différence entre nofollow et dofollow pour les liens : le guide essentiel

Dofollow ou nofollow : un débat souvent mal compris. Découvrez pourquoi cette distinction binaire n'a plus vraiment cours en 2026, et comment arrêter de s'en préoccuper sans risquer votre SEO.

Différence entre nofollow et dofollow pour les liens : le guide essentiel

Un lecteur m'a écrit la semaine dernière, un peu paniqué : « J'ai mis un lien vers un site concurrent dans un de mes articles, en dofollow. Est-ce que je viens de lui donner mes positions ? » Il avait lu quelque part qu'un lien dofollow, c'est comme signer un chèque au bénéficiaire. C'est faux — ou plutôt, c'est la version 2010 de l'histoire. La réalité de 2026 est nettement plus floue, et c'est précisément là que la différence entre nofollow et dofollow devient intéressante.

Je vais vous expliquer ce qui se passe réellement quand vous posez un lien, pourquoi la distinction est moins binaire qu'on ne le répète partout, et comment j'ai arrêté de m'en préoccuper de façon obsessionnelle après une erreur qui m'a coûté cher sur un petit projet de niche.

Points clés à retenir

  • Dofollow et nofollow ne sont pas deux attributs opposés : seul nofollow existe techniquement. Dofollow désigne l'absence de l'attribut.
  • Depuis 2019, Google traite nofollow comme un indice, pas comme un ordre. Il peut décider de suivre quand même.
  • Deux cousins existent : rel="sponsored" pour les liens payants et rel="ugc" pour le contenu généré par les utilisateurs.
  • Un profil de backlinks sain contient naturellement une majorité de dofollow et une minorité de nofollow. Personne n'obtient 100 %.
  • Le vrai risque n'est pas le nofollow, c'est la suroptimisation des ancres.

Dofollow, nofollow : la vraie différence (et pourquoi elle a changé)

Commençons par tordre le cou à une idée reçue tenace. Il n'y a pas d'attribut dofollow. Vous pouvez écrire rel="dofollow" dans votre HTML, Google l'ignorera poliment. Le « dofollow » désigne simplement un lien normal, sans mention particulière dans son attribut rel. C'est le comportement par défaut du web.

Le nofollow, lui, existe bel et bien. Il est apparu en 2005 pour lutter contre le spam de commentaires. À l'époque, la logique était simple : un lien avec rel="nofollow" ne transmettait rien. Point.

Le tournant que beaucoup ont raté

En 2019, Google a discrètement changé la donne. Le nofollow est passé du statut de directive (un ordre : « ne suis pas ce lien ») à celui d'indice (une suggestion : « tiens, ce lien n'est probablement pas à valoriser »).

Traduction concrète : Google se réserve le droit de suivre un lien nofollow, de l'ignorer, ou d'en tenir compte partiellement. Il ne le crie pas sur les toits, mais c'est écrit noir sur blanc dans sa documentation.

Ce que ça change pour vous ? Pas grand-chose au quotidien, mais ça enterre une stratégie entière. Certains « experts » vendaient encore l'idée qu'on pouvait placer un lien nofollow vers son propre site depuis un commentaire pour « récupérer du jus » en contournant les filtres. Foutaise. Si Google veut suivre votre lien de commentaire, il le suivra, nofollow ou pas — et il jugera de sa qualité.

Depuis la même année, deux autres valeurs existent :

  • rel="sponsored" — pour tout lien payant : partenariat, article sponsorisé, achat de lien.
  • rel="ugc" — pour le contenu généré par les utilisateurs : commentaires, forums, avis clients.

Google recommande ces attributs parce qu'ils lui donnent une information plus fine que le nofollow générique. Dans les faits, sponsored et ugc sont traités comme… des nofollow. Même statut d'indice. La différence est sémantique, mais elle compte : si vous déclarez honnêtement un lien sponsorisé, vous êtes du bon côté des règles.

Quand utiliser quoi : les cas concrets

Je me suis longtemps arraché les cheveux là-dessus. Puis j'ai fini par adopter une grille simple, que je vous livre telle quelle.

Quand utiliser quoi : les cas concrets
Situation Attribut recommandé Raison
Lien interne dans votre site Rien (dofollow) Vous contrôlez la page et vous voulez transmettre la valeur
Lien sortant vers une source citée Rien (dofollow) Vous référencez de bonne foi une info utile
Article sponsorisé ou partenariat payant rel="sponsored" Obligation de transparence
Commentaire laissé par un visiteur rel="ugc" Contenu non vérifié
Communiqué de presse payant rel="sponsored" ou nofollow C'est un lien acheté, ne le cachez pas
Lien vers un site douteux que vous citez pour le critiquer rel="nofollow" Vous ne recommandez pas, vous mentionnez

Un mot sur les communiqués de presse. J'ai vu des boîtes de com' promettre des liens « en dofollow » dans des communiqués diffusés sur des plateformes payantes. Si c'est monétisé, c'est du sponsored, point. Google l'a répété, et il commence à le détecter sérieusement.

L'impact réel sur le classement : ce que j'ai observé

Voici mon anecdote la plus douloureuse. Sur un petit site de niche que je gérais en solo, j'avais mis en place une stratégie de commentaires sur des blogs de la même thématique. Tous mes liens étaient en nofollow. Je me disais : « C'est propre, aucun risque de pénalité. »

L'impact réel sur le classement : ce que j'ai observé

Six mois plus tard, zéro mouvement sur mes positions. Pas une pénalité, juste rien. Le problème n'était pas le nofollow — c'était que mes liens venaient de commentaires de blogs sans autorité, noyés dans des centaines d'autres commentaires. Même en dofollow, ça n'aurait rien donné.

Le vrai facteur, ce n'est pas l'attribut

Ce qui compte, c'est la qualité de la page qui vous lie. Un lien dofollow depuis une page pertinente et reconnue vaut plus que cinquante nofollow depuis des pages oubliées. À l'inverse, un nofollow depuis un site de référence peut quand même vous apporter du trafic qualifié et de la visibilité de marque — ce qui, indirectement, pèse.

Les chiffres que je suis le mieux placé à vous donner sont les miens : sur un autre projet, j'ai remplacé une dizaine de liens nofollow de faible qualité par trois liens dofollow d'annuaires thématiques sérieux. En huit semaines, mon trafic organique a grimpé d'environ 40 %. Mais honnêtement, je ne peux pas jurer que ça vient des liens seuls. J'avais aussi retravaillé le contenu.

Auditer son profil : quel ratio dofollow/nofollow viser ?

Question qu'on me pose souvent : « Est-ce qu'il faut un pourcentage précis ? » Non. Aucun chiffre officiel n'existe, et quiconque vous sort un « 70/30 » l'a inventé.

Ce que j'observe sur des profils de backlinks naturels et sains : une large majorité de dofollow, avec une part minoritaire de nofollow venant des réseaux sociaux, des forums et des commentaires. Un site qui affiche 95 % de dofollow avec des ancres toutes identiques sent l'optimisation à plein nez. C'est ça qui attire l'œil, pas le ratio lui-même.

Concrètement, quand j'audite un profil, je regarde dans cet ordre :

  1. La diversité des domaines référents — pas le nombre de liens.
  2. La variété des ancres. Si 80 % des liens utilisent exactement votre mot-clé cible, c'est un signal d'alarme.
  3. La pertinence thématique des sites sources.
  4. Le ratio, en dernier. Juste pour repérer les profils 100 % dofollow construits à la main.

Ce qu'il faut retenir au quotidien

Ne passez pas vos journées à compter vos nofollow. La distinction dofollow/nofollow reste utile pour comprendre comment Google perçoit un lien, mais depuis 2019, elle a perdu son caractère tranché. Déclarez honnêtement vos liens payants avec sponsored, laissez ugc sur les zones d'utilisateurs, et pour tout le reste, posez des liens vers des sources de qualité sans vous poser mille questions.

Le réflexe que je garde, après toutes ces années, c'est celui-ci : avant de poser un lien, je me demande si je serais content qu'un humain le clique. Si la réponse est oui, le reste suivra. Si la réponse est non, aucun attribut ne sauvera la manœuvre.

Et cette question-là, aucun algorithme ne peut y répondre à votre place.

Amandine Vasseur

Amandine Vasseur

Amandine Vasseur est une spécialiste reconnue en rédaction optimisée pour les moteurs de recherche, en stratégie éditoriale et en recherche de mots-clés. Elle accompagne les entreprises dans le développement de leur visibilité en ligne, avec une expertise particulière en SEO local. Sa approche allie créativité rédactionnelle et rigueur analytique pour produire des contenus performants et durables.

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